Tester la main adverse au Poker
Dans cette page, nous verrons comment tester la main adverse au poker. En effet, le poker étant un jeu où le bluff et la feinte est de mise, il s'avère important de savoir tester son adversaire pour pouvoir ganer la partie au final. Pour ce faire, divers procédés peuvent être utilisés.
Il est toujours très utile au poker de bien situer sa main sur la table. La première étape, celle qui consiste à situer votre main, est relativement facile étant donné que vous pouvez voir vos cartes. Néanmoins, la réponse est partiellement incomplète pour pouvoir correctement vous établir dans le jeu. Il vous faut également définir la main de votre adversaire, ou du moins en dessiner les contours. Pour cela, il vous faut tester la main de l’adversaire.
Tester la main de l’adversaire au pré flop
Le moyen le plus facile pour tester la main de l’adversaire au pré flop est de relancer immédiatement à hauteur de la grande blinde ou de deux fois la grande blinde. Il ne faut surtout pas relancer plus qu’il ne faut si vous ne voulez pas faire fuir votre adversaire et l’argent avec. La valeur de la main de l’adversaire peut être cernée selon sa réaction après votre relance. Attention cependant, cette réaction n’est pas imparable. En effet, la réaction de l’adversaire dépendra du niveau de celui-ci et il faut aussi tenir compte du paramètre bluff. Néanmoins, il ne peut y avoir que trois possibilités, donc trois grandes valeurs de cartes. Votre adversaire se couche : pas de grandes théories, il n’a pas de cartes. A moins qu’il ne veuille vous bluffer en vous réservant un tour pour plus tard.
Votre adversaire se contente de suivre votre relance : il « call ». Cette réaction cache bien de surprises. Vous pouvez savoir alors que votre adversaire tient quelque chose, probablement une main composée d’un As et d’un roi, d’une dame et d’un roi et ainsi de suite. Il n’est également pas à exclure qu’il possède une petite paire naturelle, une paire de neuf, de huit ou de six qu’il préfère jouer en tentant de toucher un brelan, au moins au flop. Dans tous les cas, votre adversaire n’est pas encore sûr de détenir une main suffisamment forte pour contre-attaquer avant le flop.
Votre adversaire vous relance à son tour. Dans ce cas, il a un jeu en main. Il est fort probable qu'il possède une paire naturelle en main et de haut niveau, c'est-à-dire au moins une paire de valets. Dans le cas où vous testez seulement la main de votre adversaire et que vous ne possédez aucune bonne carte, c’est le moment de les jeter. Vous économiserez beaucoup et vous pourrez voir le jeu de l’adversaire dans le cas où d’autres joueurs le suivent. Par contre, dans le cas où vous possédez également une bonne main, vous avez la possibilité de relancer à nouveau les mises pour étoffer votre pot potentiel. Vous avez également le choix d’opter pour la prudence et de vous contenter de suivre la relance de l’adversaire. Vous savez que vous avez tous les deux de bonnes cartes. Vous le testerez à nouveau au flop pour voir s’il y a eu ou non évolution dans sa main.
La main de l’adversaire au flop
Une fois arrivé au flop, vous avez fait la part des choses. Les relances et sur-relances pour tester les mains des adversaires ont sûrement fait le ménage sur la table et seules les bonnes mains ont pu suivre les relances. A ce niveau du jeu, vous devez être très prudent. Vous avez peut-être évolué dans votre jeu. Dans ce cas, vous devez relancer de manière franche. Si au pré flop, vous aviez une paire naturelle forte et que vous touchez le brelan au flop, il ne faut pas hésiter. Si vous hésitez, vous passerez à côté de votre argent et, pire encore, vous offrez à votre adversaire une chance de faire évoluer sa main en lui permettant de toucher la turn.
Dans le cas où il n’y a pas eu d’évolution dans votre jeu au flop, il ne faut pas exclure le fait de vous coucher après une relance de l’adversaire. En effet, il a peut-être touché son brelan et fait évoluer sa paire naturelle. Vous pouvez suivre si la relance est payable et si votre main tient encore un peu la route. C’est le cas pour une paire d’as, de rois ou de dames. Néanmoins, si la relance est trop élevée, que le nombre d’adversaires en jeu est important ou aussi que votre position de parole est défavorable, débarrassez-vous de vos cartes. Couchez-vous. Cela fait mal de se coucher avec une haute paire naturelle, mais il vaut mieux limiter les pertes. Ces paires naturelles sont assez difficiles à jouer et peuvent facilement vous conduire à votre perte.


